Bientôt à Londres : Utiliser votre visage comme ticket de métro.

Bientôt à Londres : Utiliser votre visage comme ticket de métro.

by thomas_da décembre 01, 2017

Ce sont les transports en commun qui règnent en maitre dans cette capitale 15 fois plus grande que Paris. 45% de ce grand réseau est sous la terre : « l’Underground », 270 stations pour 19 000 employés et 1.23 milliards de passagers qui utilisent le « Tube » annuellement. Pour voyager légalement, il faut avoir un ticket valide ou une « Oyster Card » (la carte d’abonnement). Malheureusement, aux heures de pointe, tout ce système génère un Trafic très dense et beaucoup d’attente. Pour pallier ce problème, la société en charge de la carte Oyster, est en train de développer un nouveau système de billetterie.

Comment remplacer les systèmes de validation actuels ?

La société en charge de la billetterie, est une entreprise américaine : Cubic Transportation Systems, est en train d’inventer les gares du futur, tout d’abord il faut moderniser les portiques. Pour cela la société s’est penchée sur le « sans contact » les utilisateurs pourraient utiliser le Bluetooth sans sortir le téléphone du sac ou poche pour passer, des capteurs permettront d’identifier le smartphone de la personne. Ensuite il faut se débarrasser des tickets et des cartes de validation. Pour cela il y a plusieurs options très intéressantes : La reconnaissance faciale, l’analyse des veines de la paume de la main et la technologie Bluetooth.

 

Comment ça marche ?

Comme dit précédemment, a reconnaissance faciale et le scanner des veines palmaires, serait une solution : Après s’être enregistré une première fois dans les agences et avoir payé, les usagers pourront passer sans s’arrêter dans des corridors où des capteurs infrarouges identifieront leur visage ou réseau de veines des mains. « Les veines palmaires peuvent être scannées à distance et sont tout aussi uniques que les empreintes digitales. De plus, cela évite la saleté ou le dépôt de graisse sur les scanners », explique la revue We Demain . Au niveau des portiques ; après avoir enregistrés leurs visages et/ou leurs paumes de main, les usagers passeront par un corridor sans aucune barrière physique. Ils seront identifiés grâce à la technologie baptisée « FasTrack » développée par Cubic, qui repose sur des caméras infra-rouges.

 

https://vimeo.com/217868839   (vidéo)

 

Qu’en est-il de la fraude ?

Selon l’entreprise, ces caméras évitent que les passagers ne fraudent. Par exemple en tenant une photographie devant leur visage. La technologie FasTrack permet également d’être identifié si on le souhaite grâce à son smartphone, connecté via Bluetooth. Le projet prévoit un système de voyant : vert lorsque vous êtes en règle, rouge lorsque vous fraudez. Mais cela ne vous contraint pas physiquement de vous arrêter. L’entreprise prévoit néanmoins de déclencher une alarme, voire d’alerter automatiquement des contrôleurs.

Cubic Transportation Systems espère qu’après quelques jours ou semaines d’expérience, les points les plus chauds, ceux où il y a le plus de fraudes seront identifiés. C’est dans ces zones que des contrôleurs pourront être déployés.

 

Les limites d’un tel projet.

Des solutions qui questionnent tout de même sur l’utilisation de ces données personnelles. Les usagers sont-ils prêts à fournir leurs données biométriques pour utiliser les transports en commun ? Cette avancée pose fatalement de nombreuses questions en matière de surveillance de la population à travers le recours massif aux données biométriques et aux caméras sous couvert de confort d’utilisation, Dans un pays qui compte entre 4 et 6 millions de caméras de surveillance. Un record dans le monde occidental.

Voici un article sur un système similaire installé à la Gare du Nord, à Paris pour l’Eurostar.

Des tests sont prévus en 2018 dans une station, dont le nom n’a pas encore été précisée. Dans un premier temps, le système se limitera au scan de la main ou du téléphone, car la reconnaissance faciale est encore trop imprécise selon ses concepteurs.

Mais que pensez-vous de tout cela ? Cette alternative pourrait être la bonne ? Ou au contraire n’apporter que plus de fraude et de surveillance de masse ?

 

 

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